dimanche 8 novembre 2009

Fish Tank ma Poule .


" Nous pouvons apprendre par les choses sur lesquelles nous ne sommes pas en différend avec nous. Par exemple , lorsque l'esclave de ton voisin a cassé une coupe ou quelque autre chose , tu ne manque pas de lui dire , pour le consoler , que c'est un accident très ordinaire. Sache donc que, quand on cassera une coupe qui est a toi, il faut que tu soit aussi tranquille que tu l'étais quand celle de ton voisin a été cassée.Quand le fils ou la femme d'un autre meurt, il n'y a pas un homme qui ne dise que cela est attaché a l'humanité. Mais le fils ou la femme de ce même homme vienne a mourir, aussitot on n'entend que pleurs et cris, que gémissements : " que je suis malheureux ! je suis perdue ! " Il faudrait cependant se rappeler les sentiments que nous éprouvons en apprenant que les meme accidents sont arrivés aux autres. " EPICETTE. Manuel .XXVI.



Un frisson incontrolable. Orgasme grandissant. Tout au fond d'elle.Tout au fond de moi. Nous n'attendons que l'intouchable, la joyeuse illusion. Mais tout sa n'existe pas. Et meme dans le pire des monde, il n'est pas interdit de réver.Je me sent seule. Je me tape, resasse , tripote du bout des doigts ce visage sculpter dans la cire. Le miroir ne fais que transmettre la réalitée. Je suis froide. Je suis chaude. Je sourie. Je me désanchante. Un perpétuel , et éternel , copie de sensations. Jours aprés l'autre nous répétons ce que l'on a toujours su. Nous ne sommes que des copies de copies de copies. Et pourtant, en notre fort entérieur , nous pouvons étre plus abject, plus masochisme, plus idylique , plus incontrolable , plus détonant, plus dégradant, que ceux avant nous.Mon corps ne veut plus se toucher , ma bouche ne sort que de sons frémissants, mon coeur se noue, devient glacé. J'ai besoin d'un autre souffle de vie. Le manque rend fou. J'ai du mal a lier mon coeur , les fils se ressere un instemps et je pense déja a couper d'un coup tranchant . Je pourrais me faire petite, plus petite que ce que je suis déja. Je pourrais coudre ma bouche autour des tiennes. Je pourrais enrouler mes jambes douche autour de ton coup. Enfouire ta téte au creux de mes reins. Je pourrais me faire douce , caline le matin, étonnante et copine le midi, me faire fleur bleu et divine dominatrice le soir.Les femmes sont un harem a elles seules. Alors dite moi pourquoi, nous courrons toujours derriére un jolie petit arriére train et un jolie minois? Les humains révent d'étre libre, la réalitée, c'est qu'ils ne le seront jamais. Je me cache dérriére des mots , j'enchaine arabesque et vertuositée. Je perd le controle de mes maux. Je parle a l'imaginaire , a l'inconnue qui court dans ses rues surplomber de fraicheur. La nuit pose sont regard sur les lumiéres. Je me sent béte avec mon verre de vin chaud a la main. J'ai peur d'aimer, mais n'attend que sa. J'aime la douleur que provoque les ruptures, les non rencontres, et les lendemains difficiles. Je n'ai pas tant d'amis que sa, et je passe de porte en porte. Ne me sent chez moi nulle part , et le monde entier et ma maison. Je n'attire que les incontrolables , les menteurs, les pleurnichards , et les cons. J'ai du mal a faire confiance, je ne suis pas assez forte pour me faire confiance a moi-méme. Peut étre que personne ne lira ces mots. Sa a peut étre ni queu ni téte pour vous, mais c'est mon gerboire a moi. Et sa me rend ivre de bonheur, d'avoir un purgatoir aussi infinis que les mots. Bientot , les gens vont sortir, ce mettre a boire, et je prendrais mon role, comme tous les autres. J'enfilerais ma cape, ma téte d'étonnée, d'heureuse héritiére de la vie. Je me ferais douce, exaltante de beautée et de joie. Et je débiterais des coneries a tout bout de chant. Ma plus grande peur et d'étre seule. Je la combat comme je peut. Bientot les études sérieuses commenceront, une entrée dans le monde éxtérieure. J'éspére que cela ne se fera pas sans ravages. J'aime les catastrophes , elle vous rendent plus humaine. Je suis poussiéres, je suis toute les formes que la vie a bien voulue me donner. Alors ne m'enfermer pas dans une cage. J'ai envie. D'envies. D'ailleurs. Et c'est pour bientot. Je pense a toutes celles que j'ai perdues, a tout ceux que j'ai oublier, a tout ceux que j'ai toucher. Et sa n'est pas finis. Et je compte bien en profiter. J'ai mal au cou, envie de toi,de moi, de toi et de moi ensemblent. Main dans la main . Mais le toi n'éxiste plus, n'éxiste pas aujourd'hui. Peut étre ce sera pour demain.

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